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Ta tête est lourde et tes yeux papillonnent. Brièvement, tu jettes un coup d'oeil à droite, puis à gauche. A la vue de la pièce circulaire dans laquelle tu te trouves, précisément au centre, tes sourcils se froncent. L'endroit te serait-il inconnu ? Tu n'as pas le temps de te poser la question que déjà, une voix résonne dans la pièce, brisant tes vaines tentatives d'orientation.

« Bienvenue sur No Name et puisses-tu devenir le plus célèbre. »

12.03.2017 Première maj de nng et lancement du premier event' ! ici
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Shape of You - Piper & Clyde

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Mer 11 Jan - 0:18

Shape of You

Piper & Clyde

Allez, ce soir c’était la fête. Piper allait boire, et boire encore et encore jusqu’à ce faire une de ces cuites ! Ne pensez pas que la belle bleue était une alcoolique loin de là. Mais ce qu’elle aimait c’était ces moments avec ses amies où elles buvaient, parlaient cul, faisaient les connes et puis elles rentraient chacune chez elles tranquille comme ci rien de tout ça ne c’était passé!
Ce soir là, elle avait enchaîné les verres et ses amies n’étaient pas d’une grande d’aide pour l’arrêter, c’était vraiment rare qu’elle finisse autant bourrée. Les filles étaient partit se bourrer la gueule dans des bars à Obéron, il était hors question qu’elles aillent à Phobos si c’était pour finir dans un état pareil et se faire agresser dans la rue même pas en rêve.
Il était vers 2h du matin, Piper était bien bien bourrée et toutes les autres filles voulaient rentrer chez elle. Mais la belle ne voulait pas elle, elle voulait faire la fête encore ! Mais aucune ne voulait la suivre
« Alleeeez vous êtes pas drôôôôôle, bande de flippettttte! Ouais c’est çaaaa parteeeeez! »
Ses amies, tout aussi bourrées qu’elle, lui avaient dit au revoir, tout en prenant quand même soin qu’elle ne vomisse pas partout. Après tout, Piper ne vomissait jamais, elle pouvait s’enfiler des tonnes et des tonnes d’alcool et rien ne ressortait. Tant mieux d’ailleurs, elle en était plutôt contente et fière. Bon, elle se retrouvait seule. Qu’est ce qu’une fille seule, bourrée, abandonnée par ses amies pouvait faire? Allez, et si elle allait se balader dans la rue des Artistes, elle y verrait peut être des tagueurs, des artistes qui feraient des portraits de la nuit! Trop bien !!
Décidée, elle sortit de ce pub qui lui se vidait de plus en plus, en même temps il était tard hein ! Elle marchait, tanguait plutôt chantant à tue tête et dansant comme une débile, le ridicule ne tue pas surtout quand on est pas très sobre.
Après quelques minutes de marche, après tout ce n’était pas si loin, la jeune fille arrivait à destination. Il n’y avait pas grand monde et elle commençait à avoir la tête qui tournait grave, c’était le moment de s’asseoir si elle voulait pas tomber dans les pommes au milieu de la rue la plus visitée d’Obéron. Elle se posa alors contre un mur, les jambes tendues devant elle, un sourire béa au visage. Alors que ses yeux tombaient petit à petit… doucement… elle entendit des pas pas très loin d’elle, quelqu’un marchait dans la rue. Surprise, elle ouvrit les yeux et vit un homme, plutôt, même très sexy. Elle tentait alors de se lever, un grand sourire aux lèvres. Bon elle dû se reprendre à deux fois avant de vraiment y arriver et fit un stupide signe de la main à l’individu qui passait
« Saluuut, qu’est ce qu’un mec comme toi fait dehors à cette heure ci »
Ouhla, la Piper bourrée qui tente de draguer était réveillé… Elle s’approchait de lui, titubant comme une débile, elle était pitoyable. Et bien sûr comme ci c’était pas suffisant, elle trébucha et manqua de tomber sur ce putain d’inconnu qui devait clairement la prendre pour une folle. Elle se ressaisit légèrement en riant et se redressa
« Oooops, pardon. J’suis un peu maladroite il paraît et puis bon hein voilà il fait nuit »
Elle le fixait… Dieu qu’il était beau… ses yeux se remplirent de petites étoiles, trop mignon, trop cute, trop bourrée surtout.

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Jeu 12 Jan - 14:07
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#Piper R. Crowley
Dis-moi Clyde. Tu sais ce que ça fait d’être bourré, pas vrai ? Ouais, tu l’as su. Tu ne le savais que trop bien y’a quelques temps encore. T’étais de ceux qui buvaient pour remplir leurs poumons de liquide. T’étais de ceux qui pensaient que l’alcool aidait dans la vie. T’étais de ceux qui s’attaquaient aux plus faibles pour la gloire. De ceux qui attendaient pas moins que du plaisir des putes. C’est honteux, tu le sais. C’est toujours honteux mais tu t’en fous. Tu jettes les verres sur le bout du comptoir comme si le but c’était d’en cumuler le plus. Ça va te bouffer. Ça t’as déjà bouffé à vrai dire. Tu t’en fous. Comme à chaque fois. Alors pourquoi ce soir tu t’es calmé ? T’as pas sauté sur la petite blonde au fond, pourtant ses collants sont fins et t’aperçois sa chair, sa jupe est rouge comme le sang. Rouge comme l’amour. Rouge comme la haine. T’es trop bizarre come type, tu le sais ça ? Y’a toujours pas de bagarre générale et t’es bien assez, avec ta petite chemise de coincé et ton pantalon de pd. C’est pas une insulte, je dis ça pour te faire réagir. Il est où ton verre ? Tes shots ? Putain elle est où ta vraie nature ? Allez, fais pas le con. Reviens. Non. Reviens. Pourquoi tu pars. T’en avais déjà marre ? T’as à peine deux grammes dans le sang.

Petit joueur.
Connard de merde.

D’ailleurs, tu fous quoi dans ce quartier de bobo ? D’habitude tu restes pas très loin de chez toi, pas très loin d’Harry au cas où. Au cas où tu devrais fuir. Alors merde, tu fous quoi ici ? T’aimes bien les ploucs hein ? Ceux qui cultivent des jacinthes pour faire joli. Ridicule. Pourtant t’es là, marchant nonchalamment dans cette obscurité la plus complète. T’y vois quasiment rien, y’a juste des pauvres néons accrochés aux lampadaires désuets. Des faibles lumières qui éclairent ton passage. Tu sais pas trop ce que tu fais en fait, t’as pas tourné au bon endroit mais ta conscience te dit que c’est pas grave, t’as tout le temps de vivre. T’as plus rien à perdre. Que dalle. Tes chaussures neuves, tu les as déjà lacérées avec les graviers, ta chemise est trop bien mise pour que tu sois assez bourré. Ça te ressemble pas. C’est pas toi. Toi t’es du genre à foncer dans le tas pour te faire remarquer. T’es du genre à laisser les vaincus dans un coin et à rejoindre les vainqueurs. Après tout, c’est quoi la différences entre les deux ? Des lettres. Ouais, juste des lettres. Des mot qui veulent rien dire. Pourtant dans ta tête, ça résonne comme une évidence. T’es pas un de ces your anus de mes deux. T’es un vainqueur. Jamais vaincu. Toujours debout.

T’entends ? Ça gueule. Ça piaille. De tes yeux pétillants, tu sais où t’es. Ouais, des dessins partout, des trucs à en vomir, qui prônent une justice impartiale, qui prônent la victoire du peuple. Bien un truc d’Obéron ça, mais t’es pas là pour critiquer. Va plutôt la voir. Oui, elle. La chevelure bleutée que t’aperçois de par la faible lumière qui l’éclaire. Elle est pas en très bon état, t’as pas non plus envie de l’aider mais bizarrement ton corps se dirige vers elle en omettant ses tentatives pour se lever. La peau blanche comme un cachet d’aspirine, des yeux grandioses et un sourire au lèvre qui t’en arrache un. Loin du mur, au milieu de la rue, t’es là avec une parfaite inconnue. C’est mal barré, je te le dis. Elle est pitoyable cette meuf. Elle a failli te tomber dessus pourtant ta main l’a aidé d’elle-même.

« Pas de problème. »

T’avais lâché ça naturellement, avec un ton calme et posé comme si c’était vrai.
Attends, me dis pas que ça l’est ? T’es vraiment en train d’aider cette nana ? Tu dérailles.
Lentement, ton bras s’était niché de manière à la soutenir pour éviter qu’elle rechute, l’autre quant à lui s’était positionné en sorte de barrière en avant. Tu la menais doucement vers un des bancs face au mur, tu le voyais même dans la pénombre. Il était fleuri, trop kitsch. Trop moche. Tu lui demandais pas trop son avis, puisqu’en deux trois mouvements, tu la fis s’asseoir en restant debout, tel un chien de garde.

« Vous êtes sûre que ça va, mademoiselle ? Je peux vous ramener chez vous si vous voulez, au lieu de rester là à se les geler. »

Egoïste.
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Lun 16 Jan - 17:16

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Piper & Clyde

La pauvre fille était complètement bourrée. Ca lui arrivait pourtant pas si souvent mais bon. Le jeune homme qu’elle avait accosté lui semblait plutôt sobre et plutôt gentleman avec ça. Il l’avait aidé à se redresser et sans demander l’avis de la belle, il l’avait traîné jusqu’à un banc, l’avait assise et il restait devant elle. Wah plutôt sympa pour un inconnu, il faisait le gars protecteur alors qu’ils ne se connaissaient pas. Piper levait la tête vers la sienne, plissant les yeux avec un air ridicule. Il était suspect… En même temps qui dans ce putain bled est gentil. Personne n’est gentil. C’tous des connards. C’était peut être parce qu’elle était bien bourrée qu’elle pensait ça, mais au fond d’elle c’était véridique et tout le monde était vraiment méchant sans forcément le montrer, même elle.
Un grand sourire stupide se dessina sur les lèvres de la belle, reprenant un air plutôt…. ouais bof normal.

« Ca vaaaaaaa… J’ai dû boire un peu troooop. C’tout. C’est rien ! Eh je sais marcher encre hein! Regardeeeer je sais même tenir debout ! »

D’un bond elle se redressa et se trouva collée contre lui. Perdant légèrement l’équilibre, elle restait pourtant en position en se tenant à son bras.

« Voyez. Je vais bien et tout. Tranquille. »


Wow elle était vraiment très proche. Et la première pensée qui traversa son esprit c’était… Putain elle devait sentir l’alcool à plein nez. Sexy. Puis elle avait chaud, se retrouver collée contre un mec putain de beau, grand, sexy, complètement son style, bah ça donne chaud

« Hmmm… C’moi où y fait chaud dans cet endroit … »


Elle retirait sa veste et se recula d’un demi pas avant de sentir son mollet contre le banc. Bon… Moment gênant … Il y eut un léger blanc ce qui fit éclater de rire la jeune fille.

« Ahahah si j’avais su ! C’est mes bouffonnes d’amies elles m’ont laaaachement abandonnées. Alors que vous voyez mon état ! J’pourrais me faire violer dans la rue qu’elles s’en branleraient. Putes. Putes. Putes. De toute façon c’mes amies parce que sinon je me fais chier. Elles me font passer le temps, j’suis pas facile à vivre vous savez. »


Et elle parlait, elle parlait sans s’arrêter avec un air complètement débraillée, elle avait la bretelle de son débardeur qui était tombé, encore un vêtement trop grand, en même temps faut dire que depuis qu’elle était devenue la fille aux cheveux bleues, elle avait perdu beaucoup de poids. Peut être trop. Et ce débardeur, qu’elle portait d’ailleurs à son arrivée à No Name, ne lui allait plus trop, mais bon, fallait faire avec les moyens du bord. Et puis avec son jean troué de partout, elle passait vraiment pour la prostituée du coin. Déprimant.
Et puis elle était repartie dans ses délires

« Vous inquiétez paaas »

Elle se décalait et tentait (autant qu’elle le pouvait) de marcher sans tanguer, histoire de montrer à Mister Inconnu que tout allait bien. Mais non, tout n’allait pas bien. Et elle se croûtait une seconde fois la gueule mais cette fois ci c’est son talon (beaucoup trop haut) qui la fit chuter et craque la cheville. Bon c’était pas cassé mais elle avait mal la pauvre fille. C’est dans un cri horrible de fille en douleur que la pauvre s’effondra au sol comme une débile

« PUTAAAAIN NIQUE TA MERE LA SALOPE. »


Qu’est ce qu’elle est vulgaiiire

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Ven 20 Jan - 17:11
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#Piper R. Crowley
Cloué comme un pauvre type dans le froid, dans la lune éternelle pour secourir une demoiselle en détresse. Tes mains sèches sont dans tes poches serrées, t’as même pas pensé à prendre de veste idiot. Tu comprends la douleur non ? Les manches retroussées, un ourlet ringard en bas de ton pantalon, t’avais voulu jouer à quoi au fait ? Deviendrais-tu un gentil garçon ? Non, me le fait pas croire.

Tout le monde sait que t’es un enculé.

A cet instant, tu ne vois qu’elle, le reste a disparu. T’oses pas penser à ce que t’éprouvais pour elle : dégoût, haine, envie, non le plus important est ce qu’elle pensait de toi. Tu t’es présenté comme un beau gosse charmeur et fort, toutefois t’es rien d’autre qu’un minable charlatan. T’arnaque tout le monde, sans exception. Un macho ? Un excentrique ? Un Jean-Mich’ ? Franchement, regarde-toi. Regarde-la. Sans que tu t’en aperçoives, elle s’est rapproché dangereusement de ta personne, ses mains agrippées à ta chemise crème. C’est clair, elle a trop bu.

Et toi pas assez.

Pas assez parce que d’ici tu vois ses pupilles dilatées, presque prêtes à exploser. D’ici tu sais qu’il reste de l’alcool dans son palais et que son sang est pas du tout limpide. Tu sais qu’elle va pas bien, qu’elle titube sans même crier garde. Ouais, je crois qu’on est d’accord sur un point Clyde : t’es un faible avec les nanas. Que ce soit des gosses, des putes ou des moches ça revient au même. Peut-être t’aurais préféré être bourré, de la vodka en guise de sang, des yeux défoncés à la place de tes prunelles brunes. Ou même pour pouvoir réagir correctement face à la jeune femme.

Parce que t’as ris intérieurement.

Pas ce rire horripilant ou vexant, un rire simple et léger qui se veut honnête, un rire qui se lit sur les lèvres mais qui reste inaudible. Elle est pas humaine cette nana, cette bleue. Tentative de drague que toi-même t’aurais pas osé tellement c’était minable. Mais attendrissant à la fois. Tu la laisses faire ses sottises, la voir se gameller, se ridiculiser. La voir rire, et quoi de plus précieux que le rire d’une dame. Quoi que mieux que d’oublier les tracas. Tu souris toujours avec cette pointe d’ironie, t’es prêt à éclater à tout instant. Non. Retiens-toi, tu vaux mieux que ça quand même Clyde. Clyde. Clyde.

C’est bidon comme nom.
Pourquoi tu l’abandonnes pas ?

Elle blablate sans que tu ne dises rien. Des amis, t’en avais pas, ou plutôt tu t’en foutais. C’est pas une importance capitale, surtout qu’ils te font des coups de putes au dernier moment. Tous les mêmes. Tu essayes de la comprendre sans le faire vraiment, toi quand t’es ivre mort tu te bagarres avec le barman qui t’insultes de trou du cul ou un gringalet trop sobre pour s’amuser, assis sur sa chaise comme un demeuré. Tu sourcilles quand elle parle de viol, et en un rapide coup d’oeil t’en déduis que les fringues qu’elle porte sont pas là pour faire passer un message mais qu’elle a volontairement mis ça. Pas ancienne prostituée. Pas future non plus. Merde à la fin, c’est qui.

« C’est pas difficile à croire » as-tu lâché dans un sifflement doux, ce qui ne l’arrête pas pour autant.

Crac.

Tu connais ce bruit, tu connais ce cri. C’est habituel avec les femmes. Des talons qui lâchent en soirée, on en a retrouvé plein entre les pavés. Et là, t’en peux plus. Tellement plus que ton sourire se transforme en rire, haut et fort, tu voudrais te blamer mais tu ne le peux. T’y arrives pas. T’es ignoble, mais tu te veux pas méchant, juste connard. C’est différent, la plupart des gens le savent. Néanmoins, tu t’agenouilles face à elle, récupérant le talon pour le mettre dans ta poche. Tes mains frôlent son pied intact que t’amènes vers toi alors qu’elle a le cul au sol.

« Enfin, je veux dire, c’est pas difficile à croire que vous êtes pas facile à vivre. Vu les mots que vous employez, vous devez avoir un sacré caractère. Puis, vous n’avez plus besoin d’amies, je suis là maintenant. »

Crispés, tes doigts entourent le talons de l’autre chaussure et le brise comme sur sa jumelle. Enfin, tu remontes sa bretelle puis, en te redressant lui tend la main.

« Ça évitera la chute. J’vous en rachèterai c’est pas un soucis. J’aurai qu’à piocher dans la tirelire d’Harry. »

Ta tête se détourne de la jeunette et ta main lui fait signe de se grouiller, genre t’as pas que ça à faire. T’as froid. Elle doit avoir froid aussi, mais surtout t’as pas envie de mal tourner.

« Au fait, je m’appelle Clyde. »
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Mar 31 Jan - 22:31

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Piper & Clyde

Elle avait mal. C’était un choc pour sa petite cheville. Enfin la bleue avait plus mal à la gorge après son cri digne d’un film d’horreur. Mais sa chute ne l’avait pas calmée pour autant. Elle était toujours pleine d’alcool, l’esprit complètement ailleurs. Pauvre Piper. Fallait qu’elle retrouve ses esprits et vite. Vite. Vite. De toute façon elle était comme ça la belle, depuis quelques mois, c’était plus la même fille. Excentrique, excessive, toujours à se faire remarquer par son physique et par son comportement. Et dieu que ce n’était pas elle au départ. Enfin, elle était trop bourrée pour repenser à son passé, à ce qu’elle était vraiment. Qu’est ce qu’elle s’en foutait pour l’instant, le Jeu  la bouffait et pourtant elle s’en foutait. Prisonnière d’un monde qu’elle ne comprenait pas, elle s’adaptait comme elle pouvait.
Il riait et s’approchait. Les yeux défoncés de la jeune fille s’écarquillèrent légèrement. Il était si craquant. En une fraction de seconde elle se demandait juste pourquoi il fallait qu’elle le rencontre quand elle n’était pas du tout présentable. Dans une tenue des plus vulgaire en plus de ça, elle ressemblait à rien, ses cheveux étaient vraiment niqués, tout en bazar, des mèches de partout enfin, la galère quoi. Et lui il riait, alors qu’elle aurait pu le prendre mal, Piper était juste sous le charme. Putain il avait un rire trop sexy. Ouais elle pensait qu’à ça la belle, en même temps c’était grave son genre de mec. Il finit par être à son niveau, prit la chaussure cassé dans sa poche et sa main frôle son pied… bon ok ça lui avait fait des guilis, ridicule n’est ce pas? Alors au lieu de réagir comme une gamine (ce qu’elle aurait dû faire si elle était pas complètement hypnotisé par lui), elle eut un simple sursaut du pied… « Je suis là maintenant ».

« Ah euh, oui c’est vrai. On se connaît après tout hein euh je veux dire… Euh c’est gentil. Après vous savez hein euh… Enfin c’est gentil parce que en vrai on se connaît pas et … » Clac « QUOI VOUS AVEZ CASSE MON AUTRE CHAUSSURE NON MAIS CA VA PAS VOUS HEIN?!  AH OUAIS VOUS AVEZ INTERET A Y REPARER HEIN PARCE QU’ELLES M’ONT COUTE UNE FORTUNE. »

Il tendait sa main vers elle. Il venait de lui casser son autre talon, la blague. Alors qu’elle était encore assez énervée, enfin c’était une fausse colère parce qu’en vrai c’était de la merde ses chaussures, vraiment, pas une grande marque, juste une vieille paire qu’elle avait envie de remettre. Elle prit la main de l’inconnu qui fini enfin par se présenter : Clyde. Une nouvelle saute d’humeur et un grand sourire apparu sur le visage de la belle qui se leva avec l’aide de « Clyde ».

« Moi c’est Piper Rose Crowley. Bon personne m’appelle Rose parce que personne n’est vraiment au courant, je sais même pas pourquoi je te le dis d’ailleurs. On peut se tutoyer hein on est plus à ça près, t’as bien pété ma chaussure. Et puis t’en as qui m’appelle Crowley, parce que c’est stylé  et que ça me donne un peu de la classe tu vois? »

Piper c’était un vrai moulin à paroles quand elle était bourrée, elle avait entamé la marche en direction de son appart, c’était pas très loin. Puis elle avait surtout pas capté qu’elle avait gardé la main de Clyde dans la sienne. Elle se contentait de marcher, pieds nus, donc pieds gelés, dans les rues d’Obéron. Mais elle était bien, l’alcool commençait à descendre tout doucement et elle finit par s’arrêter de parler, regarder le ciel plein d’étoiles et ne dit rien, continuant de marcher. Il y eut un long, très long silence, mais ce n’était pas un silence gênant. C’est bien. Calme. Posé. Mais évidemment la belle était toujours là pour casser ces beaux moments

« BON ! On arrive bientôt! Genre c’est là » Elle pointa une porte d’un petit appartement de à peine 3 étages. « J’habite tout en haut »

Elle lâcha naturellement la main de Clyde pour prendre ses clés dans la poche arrière de son short, ouvrit la porte. Y en avait des escaliers à montrer, mais Piper avait l’habitude après tout. Sans attendre le beau brun, elle entama sa montée vers son beau petit chez elle dont elle était trop fière. Allez trois étages c’est pas fou. En deux deux la belle y était, un léger rire lui parvint en voyant que l’autre était à la traine

« Alors? On essaye de faire le gentleman et on rame à monter trois étages? Dur. »

Elle ouvrit la porte et sortit un grand soupir de soulagement. Elle était enfin chez elle merde. Oubliant presque qu’elle n’était pas seule, étouffant dans son débardeur même si il faisait assez froid quand même, elle le retira d’un coup de main et s’étira en marchant vers son canapé. Aucune gêne, ouais aucune, elle était pas pudique ça c’était clair. Elle avait laissé la porte ouverte pour qu’il puisse rentrer.
Elle sentait son portable vibrer dans l'autre poche arrière de son short, elle savait qui c'était. Elle le savait. Ariel devait encore l'harceler pour savoir ce qu'elle faisait. Ce soir elle était bien trop occupée pour lui répondre. Alors elle laissait vibrer, posa le téléphone sur la table basse du salon et essaya d'oublier trente secondes son portable.
Elle avait soif. Encore. Comme si elle n’avait pas assez bu de la soirée. C’est d’un saut qu’elle se remise sur ses pieds et se dirigea d’un pas tout joyeux vers le frigo, sortit une belle bouteille d’alcool fort et s’en rempli un verre avec un grand sourire

« T’en veux? Enfin fais comme chez toi je m’en fous ! »

Elle portait le verre jusqu’à ses lèvres et bu quelques gorgées, ferma les yeux et sourit légèrement. Ahh, c’était bon d’être chez soi.

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Mar 7 Fév - 22:20
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#Piper R. Crowley
Être gentil. Un bien grand mot pour un bien grand homme. Tu n’avais pas bronché quand elle t’avais crié dessus, pas même soupirer quand elle ne te laissa d’autre choix que de partir de cette rue étrangement décorée. Il était déjà tard, tu aurais dû rentrer chez toi, chez Harry mais tu ne l’avais pas fait ni même pensé parce que tu te disais, tout au fond de toi, qu’elle pouvait être aussi occupée que toi en cet instant. Il te semblait plus juste de profiter. Profiter de quoi ? De ce ciel dégagé qui laissait paraître une nuit bleutée aux reflets d’argents, de cette charmante demoiselle bien qu’atypique. De ce jour où tu n’avais personne pour te haïr.

Tu marchais avec cette force qui t’étais propre, un rythme mécanique et franc, la main de la belle qui te tirait doucement vers un quartier plus dense que ce lieu où tu l’avais rencontré. Loin ou non, tu la suivais, le visage sans émotion. Des yeux guettant chaque mouvement, des lèvres retroussées, un teint blafard. Tu t’en voulais pas de lui avoir péter ses chaussures, elles étaient laides de toute manière. T’aimais pas les talons, ça faisait catin pour ne pas être plus désobligeant, mais ça allait puisque c’était la seule chose que tu détestais chez elle. Elle aurait pu avoir cette poitrine refaite, ce haut trop moulant ou trop court, cet air de princesse horripilante. Ces filles-là, tu ne les haïssais pas, mais c’était juste pas ton style. A croire que t’étais homosexuel.

Et sans que tu fasses gaffe, elle te décrocha de tes pensées. Ça n’avait pas été si long, moins long que du bar à ta chambre. Tu suivais son doigt pointer le haut de l’immeuble, un peu déconfit. Franchement, était-ce bien l’heure de monter trois étages ? Tu pouvais la laisser en bas de sa porte, après tout tu l’avais raccompagner comme il se devait. Non. T’avais décidé d’être gentil. Pitoyable je t’assure. Dès qu’elle lâcha ta main, tu la fourras dans ta poche de pantalon, divaguant à droite et à gauche pour faire comme si tu n’avais rien vu. Pourtant t’entendais le bruit de ses clés sur la porte. C’est au moment où la porte s’ouvrit sur des escaliers que tu devais lui dire que t’avais été ravi de la rencontre. Qu’elle dorme bien et toutes les disquettes bidons que tu connaissais.

Mais tu ne le fis pas.

Et tu savais que c’était contre ta nature, tes pas étaient plus lents, tu tenais même la rambarde comme un petit vieux. Tu voulais pas salir tes chaussures hein ? C’était pas affreux de monter trois étages, loin de là, en plus ils étaient pas si grand, pas le genre où l’escalier fait le tour de la bâtisse pour revenir à son point de départ. Interminable. Aucune marque de fatigue, d’exaspération ou de mécontentement. Juste ton plein gré qui t’avais porté ici. Ridicule, t’étais au stade où on pouvait dire de toi que tu la cherchais. Elle. Cette femme qui pouvait combler le manque de ta vie. Le manque que Bunny t’avais procuré. Un camarade. Une âme soeur en quelque sorte. Quelqu’un qui aurait toujours été là avec toi. Elle te blâma, et un simple sourire se dessina sur ton visage pâle.

« Les dames d’abord. » lui répondis-tu dans une mini-révérence.

T’arrivas enfin au bout de ce long périple et accédas à l’antre de la bleue. Un appartement tout ce qu’il y avait de plus normal pour quelqu’un de son âge, pour le peu que tu lui donnais. Un salon décoré simplement, des couleurs pas trop criardes et surtout une fenêtre qui laissait la lune s’inviter dans cette demeure. T’aimais bien analyser les habitations, ça reflétait l’état d’esprit des gens et puis chez toi, y’avait quasiment rien qui t’appartenait en dehors de ta chambre. Tu ignorais tout de la personnalisation, t’étais qu’un bon mouton rangé dans sa case. Emprisonné. Sans que cela te déplaise.

Lorsque tu reposas ton regard sur Piper, elle avait déjà ôté son haut. Tu manquas d’hurler, heureusement un soutien-gorge cachait les parties les plus sensibles, et discrètement, tu ouvris la fenêtre et t’accoudas à celle-ci sans rien dire. Tu préférais ne pas la voir, ne pas lorgner sur des choses à ne pas regarder chez une inconnue. Enfin semi-inconnue. Et les prostituées ? Ouais, elles le faisaient pour le blé alors tu t’en souciais pas. Sale con. Elle n’avait pas bougé du canapé, ça s’entendait au grincement qu’il faisait, mais t’allais pas rester à te les peler à la fenêtre toute la nuit.

« Dis-moi, tu veux pas remettre ton haut Piper ? »

Le grondement du plancher lui fit comprendre qu’elle avait décamper, bruit de verre et de bouteille remplie comme tu pouvais le supposer. Elle t’en proposa, mais tu savais pas si c’était la meilleure chose à faire vu dans quel état elle était. Imagine, deux ivres dans un appartement. Non, c’était pas le bon délire, mais tu voulais pas la vexer non plus. Coup sec dans la poignée et enfin tu retrouvais une chaleur potable, égarant tes yeux partout où la miss n’était pas. Tu fouillais, fouillais pour trouver un truc qui allait pas te mettre KO dès le début, puis tu mis la main sur un whisky plutôt pas mal que tu te servis dans un magnifique verre sculpté. Le genre de truc que t’avais pas.

Ton avant-bras sur le plan de travail, les jambes dépliées vers l’avant, tu portas à tes lèvres cet elixir doux et amer. Il était descendu en moins de deux, ce qui n’eut pour effet que de te réchauffer encore plus, des gouttes de sueur à la naissance de tes cheveux, des joues empourprées, tu secouais vivement ta chemise par le col pour faire entrer l’air. Mine de rien, cela faisait un vacarme monstre, tu voulais pas qu’elle te trouve trop bizarre, qu’elle te juge aux premiers abords alors tu cherchais en vain une tentative de discussion pour la désintéresser de toi.

« Et sinon, t’es seule ? » est la seule chose que tu trouvas à lui dire. « Enfin, dans le sens tu vis seule ? Vas pas croire que je m’intéresse à ta situation amoureuse. »

Tu te resservis du liquide ocre. Mieux valait oublier cet affront pittoresque.
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