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Ta tête est lourde et tes yeux papillonnent. Brièvement, tu jettes un coup d'oeil à droite, puis à gauche. A la vue de la pièce circulaire dans laquelle tu te trouves, précisément au centre, tes sourcils se froncent. L'endroit te serait-il inconnu ? Tu n'as pas le temps de te poser la question que déjà, une voix résonne dans la pièce, brisant tes vaines tentatives d'orientation.

« Bienvenue sur No Name et puisses-tu devenir le plus célèbre. »

12.03.2017 Première maj de nng et lancement du premier event' ! ici
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the tiniest lifeboat ▲ Ariel

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Dim 29 Jan - 4:37

Elle se tenait au centre du salon, le doigt posé sur la touche “arrêt” de la chaîne hi-fi. Après une simple pression, l’affreux son d’un violon déchirant cessa de gémir des enceintes. Ariel 1 ; Treize 0. Sur son visage une moue boudeuse, tandis qu’elle fixait la porte close de la chambre de son colocataire. Tout ce qu’il méritait, c’était un coussin dans sa stupide (et belle) figure, à l’ignorer elle de cette façon. Elle contempla l’idée de retourner dans son lit, à attendre le sommeil comme une idiote, ses yeux bleus fixant le plafond dans le silence de la nuit, mais elle se ravisa vite.

À la place, elle risqua un pied puis l’autre en direction de la chambre d’Ariel, poussant délicatement son entrée. Le coussin qu’elle tenait depuis le début de son insomnie ne l’avait pas quitté, mais il ne tarda pas à s’éjecter vers le garçon, ou du moins où Treize pensait qu’il était. Je n’arrive pas à dormir, Ariel. commença-t-elle, comme s’il pouvait y changer quoi que ce soit, autrement qu’en la plongeant dans un sommeil éternel. Elle finit par s’avancer dans la pièce, juqu’à ce que ses jambes frôlent le lit : Alors elle s’agenouilla, se mit à la hauteur de son colocataire. Arieeeel. Puis une pause, dont elle profita pour glisser ses doigts dans ses cheveux. Je peux dormir avec toi ? Et puis, parce qu’elle manquait d’arguments, elle fit délicatement glisser la bretelle de sa nuisette (chaste, de par sa longueur et sa couleur sombre, si on la comparait à ce qu’elle portait normalement) le long de son épaule avec un air faussement surpris, avant d’ajouter pourquoi tu ne réponds plus à mes messages ?

Même de sa chambre, nota Treize, on entendait la pluie s'abattre contre les vitres sales et l'orage gronder, projetant sur les murs des ombres terrifiantes. Face aux éléments - et cela même avec la sécurité qu'était l'appartement -, elle se sentait minuscule.

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Dim 29 Jan - 16:54


The tiniest lifeboat


Treize & Ariel


Ne pas craquer. Ne pas s'énerver. Ne pas jeter la chaîne hifi par la fenêtre. Ariel sait qu'il est à deux doigts de se lever et de faire regretter à Treize de l'avoir forcé à sortir de son lit. Et puis. Le silence. Plus rien. Un silence lourd et paisible. Et il soupire de plaisir. Elle s'est avouée vaincu avant lui et il se félicite d'avoir eu une patience de fer. De toute façon, avec elle, il en faut... Il en faut beaucoup.

Pourquoi avoir accepté une colocation avec elle ? Bonne question. Cette fille est capable de lui faire vivre un enfer. Et en même temps... Et en même temps, il n'est plus capable de s'imaginer vivre sans elle. Elle lui apporte quelque chose de réconfortant. Elle lui apporte de la vie sans son quotidien parfois un peu trop monotone. Et lui apporte de la chaleur... surtout quand ils se retrouvent ensemble sous le même drap. Mais parfois, il aimerait tout simplement qu'elle se taise, voire qu'elle disparaisse. Tout n'est jamais blanc, tout n'est jamais noir. Avec Treize, c'est chaque jour un bon gros gris.

Et il n'entend pas la porte s'ouvrir. Il a dos tourné et il se délecte délicieusement de ce silence retrouvé, il ne voit pas l'ombre s'approcher de lui. Mais le coussin, ça oui, il le sent bien passé quand il vient s'écraser sur sa tronche. Enfin plus ou moins mollement contre sa nuque, mais ça suffit à le faire sursauter et à lui faire grincer des dents. Elle. a. osé.

Un frisson parcoure même son échine quand elle se met à parler. Il attend, puis se retourne vivement et plaque sa main contre sa bouche. Ca lui couvre d'ailleurs bien plus que ses lèvres vu la longueur de ses doigts et le visage tout fin de la jeune fille.

« Treize »

Sa voix est basse, grave et cela sonne presque comme une menace. Dans la pénombre, il parvient à la distinguer et ses yeux se fixent dans les siens, des yeux sombres et fatigués qui cherchent à lui faire passer un message.

« Et pourquoi tu poses toujours des questions idiotes ? »

Puis il soupire, résigné. Il retire sa main mais au fond, il espère qu'elle ne va pas encore l'assommer de 36 questions. Déjà parce que généralement ça ne l'intéresse pas, mais là, seule l'envie de pouvoir dormir tranquillement lui importe.

« Si tu dors ici, t'arrête de parler pour ne rien dire. »

Et il remonte la bretelle de la demoiselle qui semblait vouloir un peu trop se faire la malle à son goût. Volontaire ou non, avec Treize, il n'est jamais sûr de rien. Ses airs de poupées et ses crises de petite fille gâtée auront un jour raison de lui...


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Dim 29 Jan - 18:43

Elle sursaute quand il se retourne, et plaque sa main sur ses lèvres. Et la bonne moitié de son visage. Puis elle entend son nom - ou du moins, ce nom qui est censée être le sien : Elle se revoie encore, les jours suivant ses débuts dans cette ville maudite, à demander aux uns et aux autres comment se ressentait le souvenir. Une évidence, on lui répondait - et 13 lui était évident, mais elle ne voulait pas croire ses parents assez stupides pour marquer un chiffre sur son acte de naissance. Et s'ils s’étaient trompés ? Et s’ils avaient marqué la date - du moins, une partie -, à la place de son prénom, avaient ri de l’incident, avant de décider que 13, ça sonnait plutôt bien ? Tous les noms du monde, et elle était affublée d’un chiffre porte-malheur. Pas étonnant qu’elle se retrouve à participer à un jeu stupide, avec une totale amnésie.

Mais quand Ariel est celui qui prononce son nom, la chose n’est plus tant fatalité, mais frisson. Dommage que le regard du garçon, tout sauf avenant, casse quelque peu avec l’ambiance de sa fantaisie, qui se déroulait comme ceci : Entrée de Treize, sirène des temps modernes. Le public applaudit, loue son physique, ressent de l’empathie pour sa situation - pauvre insomniaque qu’elle est. Ariel, (beau) colocataire qu’il est, ne peut être qu’inquieté par l’état de son amour platonique. Il se décide à la serrer dans ses bras (musclés) toute la nuit, s’inquiétant sans cesse de son sommeil, en bon chevalier qu’il est, et tout est parfait.

À la place, la sirène des temps modernes fut forcée de se traîner dans la chambre du garçon et de l'assommer avec un coussin pour qu’il lui prête un minimum d’attention. Et maintenant, elle posait des questions idiotes ? C’était un cauchemar (éveillé, parce qu’elle ne s’était toujours pas endormie, pour arranger les choses). Elles ne sont pas idiotes - et ce n’est même pas une réponse ! répondit-elle, avant de se rappeler l’heure, et les voisins d’à coté. Elle essaya de contrôler un peu la hauteur de sa voix. Reprenant ses murmures, elle ajouta : Attends... donc je peux rester ?

Elle se tut pendant un instant, regardant curieusement la main d’Ariel remonter sa bretelle, frôlant en même temps sa peau. Avec un petit “kya”, elle dit, le ton faussement modeste : je pensais que tu étais fatigué, ponctuant ses mots d’un petit coup sur l’épaule du garçon et d’un sourire espiègle. Après un grand effort, elle se redressa, et disparut de la chambre d’Ariel pendant quelques secondes. Quand elle y rentra de nouveau, c’était avec deux coussins supplémentaires et une peluche noire, censée représenter un corbeau.

Elle s’installa joyeusement à côté d’Ariel, essayant de ne pas trop le bousculer avec toutes ses affaires, se glissant sous la couette avec un air contentée. Elle ne se gêna pas pour le coller avec ses jambes glacées, histoire de se réchauffer un peu. Et puis le silence, un silence bienvenu, tandis qu’elle fermait les yeux, cherchant le sommeil.

Il dura exactement 32 secondes.


Elle ouvrit les yeux, avant de se plaindre : Ariel, je n’arrive toujours pas à dormir. Gigotant un peu, elle finit par se mettre sur le dos pour pouvoir fixer le plafond avec ses yeux cernés.

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Lun 30 Jan - 16:59


The tiniest lifeboat


Treize & Ariel


Elle met un petit temps de réaction avant de comprendre que oui, elle peut rester, et que oui, il va amèrement le regretter. Il vient définitivement de faire rentrer le diable dans sa chambre. Le diable. Légère exagération. Treize n’est pas le diable, tout de même. Déjà, parce qu’elle est trop jolie pour que ce soit le cas et ensuite…dans quel monde le diable porterait-il des ongles manucurés ? Ca n’a pas de sens.

Nouveau soupir. Ariel se pince l’arête du nez en réalisant la connerie monumentale qu’il vient de faire. En attendant, c’est les voisins qui doivent aussi profiter du cirque que la charmante demoiselle est en train de faire partager à l’immeuble tout entier. Mais il sait que ça ne servirait à rien de lui demander d’être un peu plus silencieuse et que la meilleure solution pour qu’elle soit plus discrète…c’est d’accéder à sa requête de squatter son lit. Ce qu’il vient justement de faire.

« Oui je suis fatigué alors ne me fais pas regretter de t’avoir autorisé à rester ici. S’il te plait Treize. »

Parce que la manière "forte" s’était un peu révélée infructueuse, il préfère changer de tactique. Lui parler d’une voix tendre, lui faire les yeux doux. Et réussir à la faire taire, puis dormir. Mais ce qu’il se met le doigt dans l’œil… Qu’il est naïf de croire que sa délicieuse colocataire va se contenter de fermer ses beaux yeux et de plonger dans un profond sommeil.

Et quand il la regarde sortir de sa chambre, il a même le léger espoir qu’elle s’écroule de fatigue sur le chemin. Mais à la place, elle revient les bras chargés de deux coussins et de cette affreuse peluche. Ce corbeau de malheur qui lui donne un frisson. Il n’aime pas les oiseaux. Il préfèrerait leur arracher les plumes une par une plutôt que de devoir montrer ne serait-ce qu’un seul geste de sympathie envers ces stupides animaux. Mais cette pensée-là, il se la garde. Pas besoin d’effrayer la pauvre Treize encore si innocente…

« T’étais vraiment obligé de le ramener celui-là… »

Il marmonne dans sa barbe alors qu’il se décale légèrement (vraiment très légèrement) pour laisser un peu de place à la jeune fille. Il se roule sur le côté pour lui tourner ostensiblement le dos et il grogne lorsqu’elle colle ses jambes GELEES contre lui. Il a l’impression d’avoir hérité d’un glaçon dans son lit. Mais il ne dit rien et ne prend même pas la peine de la repousser. Il préfère profiter de ce moment de sérénité, de paix, de silence, de bonheur retrouvé et… Putain.

Elle.
Parle.
Encore.

Ses yeux s’ouvrent vivement dans la nuit et heureusement qu’elle ne croise pas son regard. Il prend une grande inspiration, se retourne, et lui passe encore la main sur le visage, mais cette fois-ci, pour lui fermer les paupières.

« Essaie déjà de fermer les yeux. Il parait que c’est conseillé pour pouvoir s’endormir. »

Il hésite à lui proposer une deuxième solution : l’étouffer avec son corbeau. Mais ça paraît un peu violent. A la place, il prend sur lui. Et parce qu’il se sent grand prince Ariel ce soir et qu’il a profondément envie de dormir, il va même se plier en quatre pour la demoiselle.

« Allez, tourne toi. »

Il pousse légèrement sur son épaule pour qu’elle se retrouve dos à lui. Il n’a aucune idée si cela va marcher mais il se sent tellement impuissant devant la ténacité de Treize à ne pas vouloir s’endormir, qu’il préfère tenter tout ce qui lui passe par la tête. Et doucement, ses doigts se mettent à tracer des cercles sur la peau fine de sa nuque puis de ses omoplates, afin de bercer l’enfant capricieuse qui s'est retrouvée sous la couette avec lui.


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Lun 30 Jan - 19:23

Et quand Ariel était doux avec elle, tout lui semblait pour le mieux. Elle sursauta d’abord un peu, quand il posa sa main sur ses yeux, cette fois - et elle aimait bien cette main, bien plus capable que la sienne, qu’il lui tendait si souvent alors qu’on la disait incapable. Alors pendant un instant, elle ne dit pas un mot ; pendant un instant, l’amnésie et les caméras n’étaient presque que souvenirs, des justes prix à payer pour s’endormir dans les bras du garçon et se sentir appréciée, à défaut d’être aimée, quand elle fermait les yeux.



Mais il y a ce sentiment
Cette chose importante que j’ai oublié


Allez, tournes-toi, elle entend, et sent une pression sur son épaule. Entre curiosité et inquiétude, elle oblige, mais craint que rien ne suive, qu’Ariel s’endorme alors qu’elle, elle reste là. Elle reste toujours là. Puis il y a sur sa nuque une caresse, et elle ne peut retenir un petit rire, dans toute sa sensibilité, collant ses jambes entre elles et s’agitant pour prétendre fuir le contact, sans jamais vraiment s’en séparer. Comment, elle finit par lâcher avec un frisson, veux-tu que je m’endorme si tu me touches comme ça ? Mais en même temps, je n’ai pas vraiment envie que tu arrêtes. En même temps, elle n’est plus si sûre de vouloir s’endormir. Mais c’est le prix à payer n’est-ce pas, le sommeil, l’inconscience.



Tu sais Ariel
je crois que je t’aime un peu


Treize finit par fermer les yeux, avec tout le sérieux, toute la volonté. Elle oublie l’amnésie les caméras les questions le malheur les soirées passées à servir des verres à battre des cils pour appauvrir des inconnus. Elle se concentre sur la seule présence d’Ariel, même si elle ne croit plus tellement à la possibilité de dormir, après tout ça. Elle est un peu désolée pour lui, qui était plus chanceux et moins insomniaque avant qu’elle n’arrive. C’est toujours comme ça : on a toujours plus que quand elle est là.

Et elle ouvre les yeux. Cette fois, elle n’a pas compté les secondes à essayer. Elle craint qu’Ariel se soit déjà endormi, lui aussi, mais il y a l’amnésie les caméras les questions la malheur les soirées passées à servir des verres à battre des cils pour appauvrir des inconnus et - le besoin d’en parler, peut-être. Ariel, je sais que tu n’aimes pas quand je parle mais. elle se tait, le reste de ses mots suspendus dans l’air. j’ai peur de me m’endormir et de devoir tout recommencer – de reperdre la mémoire. Elle finit par regarder par-dessus son épaule, cherchant les yeux d’Ariel. si je m’endors, tu seras encore là demain ?

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Mar 31 Jan - 18:23


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Treize & Ariel


Elle rit. Elle gigote un peu. Elle parle encore. C'est tellement elle, tellement Treize. C'est un peu cet oisillon qui sort enfin de son nid, pas très sûr de lui, dont le destin est incertain au moment où il arrive près du bord. La chute ou l'envol ? Et tout le monde désire que ses ailes se déploient haut dans le ciel. Tout de le monde éprouve une tendre compassion pour cette créature qui prend son indépendance et dévoile toute sa force. Mais Ariel... Mais Ariel, il attend, il attend que l'oisillon panique, tremble et tombe dans le vide. Et il tend les mains pour qu'il ne s'écrase pas au sol, pour l'emprisonner entre ses doigts et lui couper les ailes. Parce que les choses lui appartiennent à lui et à lui seul. Il ne veut pas que l'oisillon reprenne son envol et disparaisse au loin, pas tant qu'il l'aura décidé. Treize, dans toute son imperfection, elle ne doit voir qu'à travers lui et ne jamais s'échapper de cette prison sans barreau. Et elle ignore tout ça, Ariel ne représente que cet étrange garçon qui a accepté de vivre avec elle. Ce garçon avec qui elle a partagé quelques nuits. Rien de plus. Tout du moins... En apparence.

Alors il doit la préserver s'il ne veut pas qu'elle lui échappe, qu'elle comprenne et qu'elle disparaisse sans qu'il ne l'ait décidé. Il doit préserver ce cocon dans lequel ils vivent. Même si cela doit l'obliger à l'écouter parler toute la nuit, à l'entendre glousser ou se plaindre. Il écoutera et elle finira bien par tomber de sommeil à un moment ou un autre. Au gré ces cercles qu'il trace sur sa peau, qui se font de plus en plus lents, de plus en plus effacés car la fatigue l'emporte lui, mais sûrement pas elle.

Et sa voix brise à nouveau le silence. Si seulement elle pouvait être moins bavarde...tout serait absolument par-fait. Mais Ariel, tu ne peux pas avoir tout ce que tu désires... Et ses paupières se relèvent lentement tandis qu'il écoute Treize se perdre dans ses mots, dans ses pensées, dans ses peurs. Perdre la mémoire et tout recommencer. Lui, il n'y pense même pas. Tout cela, comme presque tout qui l'entoure, l'indiffère. Il ne s'abaisse pas à de telles futilités, mais il a bien compris qu'il était bien seul à voir les choses sous cet angle. Et son regard croise celui de Treize. Il est difficile dans la nuit d'y lire clairement ce qu'il y a fond de ses yeux, mais il sait qu'il y a la crainte de se retrouver seule et perdue dans ce monde trop effrayant pour quelqu'un d'aussi innocent qu'elle.

« Je serais là demain. Et après-demain. Et le jour encore d'après. Je serais là jusqu'à ce que tu en décides autrement. »

Ou qu'il décide de disparaître. Comme il sait si bien le faire. Mais à ce moment précis, il est là et il ne bougera pas. Sa place est ici même, aux côtés de Treize avec ses défauts insupportables et ses inquiétudes. Il ne sait pas vraiment s'il peut rassurer la pauvre petite fille effrayée qu'elle est, et s'il en a l'envie. Mais il se sent bien obligé de devoir la réconforter.

« Et sérieusement, comme si tu pouvais m'oublier. »

Léger sourire au coin des lèvres. Et pour la faire sourire à son tour, il lui pince le flanc pour la chatouiller, prenant ce risque stupide de la faire gesticuler dans tous les sens et de la réveiller encore plus. Mais c'est le jeu Ariel, il faut bien prendre soin du mieux que tu peux de la charmante Treize...


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Mar 31 Jan - 22:11

Comment peut-il être si sûr
À croire qu’il n’a jamais oublié
Treize finit par se tourner vers lui, le fixant de ses yeux bleus incertains, mais louant cette assurance qu’elle ne possédait pas. La capacité de vivre alors que tout allait mal. La capacité d’exister, même sous l’injustice, les questions irrésolues.



Ariel il y a beaucoup de gens que j’envie
et je rêve du quart de ton courage


Elle finit par lâcher un soupir de forfait, tandis qu’elle se confronte à cette ténacité. C’est un peu ridicule, ce rejet qu’elle a de ce monde, de ces caméras. Tous les jours elle se le répète, que la fille vaine qu’elle est devrait s’y plaire. Y trouver sa place. On lui a donné un métier digne d’elle et on lui a pris ses souvenirs en échange : Pour certains, c’est un cadeau, un nouveau départ. Peut-être que pour elle aussi. Peut-être que son ancienne vie était bien pire que celle d’aujourd’hui.

Et quand il lui assure qu’il sera là demain, et le jour d’après, et cela jusqu’à son choix à elle, la main de Treize se porte à sa joue, qu’elle caresse doucement, sans jamais le quitter des yeux. Puis son regard descend jusqu’à ses lèvres. Elle les voit sourire, quand il lui dit son oubli impossible, et elle sourit en retour, pensant qu’il a raison.

Elle manque de le griffer lorsqu’elle se crispe en un fou rire, après une attaque d’une grande vilenie. Espèce de... ! De... ! Traître !!! À profiter de ce moment de douceur, cette accalmie, pour s’en prendre à elle ! Elle cherche à répliquer tout en se protégeant, plaçant ses mains dans son cou et ses côtes, avec l’espoir d’une réaction. Elle réalise au même moment qu’elle n’a pas la moindre idée de la sensibilité d’Ariel - était-il seulement chatouilleux ? Elle se risque à avoir tort, se débat comme elle peut, et finit par prendre le dessus. Littéralement. Ses cheveux roses tombent en cascade, tandis qu’elle plonge ses yeux dans ceux d’Ariel, avec une provocation, avec une question. Elle pense qu’il se laisse dominer. Elle pense qu’il est curieux.

Et elle finit par dire Ariel, c’est l’exact opposé de dormir, ça. Elle se redresse un peu, passe une main délicate dans ses cheveux, avec un petit rire. Sa main reprend sa place initiale sur la joue du garçon, qu’elle effleure doucement, les yeux pleins d’affection. Pour la première fois depuis un long moment, elle se sent paisible, chez elle. Elle a l’impression que 13 est celle qu’elle désire vraiment être.

Sa main arrête ses mouvements, se retire vers la nuque du garçon, et elle se penche doucement, comme cherchant un signe, une autorisation. Et elle l’embrasse, pendant une seconde, sans rien attendre en retour, même si la tentation de prendre plus - toujours plus qu’il n’en faut - est grande. Je sais que tu te réveilles tôt, demain, elle dit, avec une sorte de fierté de savoir. Même si demain est devenu aujourd’hui, avec le temps. je vais dormir. Nouveau sourire, sans la moindre hypocrisie. C’est une rareté, chez elle.

Elle se laisse tomber sur le lit et reprend sa place : Mais cette fois, elle ne tourne pas le dos à Ariel, posant une main sur son torse, et y dessinant des cercles avec le bout de son doigt, comme il l’a fait pour elle. Elle ne peut s’empêcher de déposer un nouveau baiser - sur sa joue cette fois - qui lui rappelle cette soirée où ils avaient tous les deux trop bu - ça avait commencé ainsi, par des baisers chastes. Mais elle ne regrettait pas. Elle ne regrettait rien.  

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Lun 6 Fév - 20:40


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Treize & Ariel


Il n'en faut pas plus pour que Treize riposte. Et ainsi faire oublier toutes ses pensées négatives. Tout s'efface dans un éclat de rire tandis qu'elle se débat comme elle peut. Deux gosses de 10 ans qui font nuit blanche alors qu'il y a école demain. Mais qu'importe, au moins, un sourire s'est affiché sur les lèvres de Treize et c'est le plus important. Après, tout redeviendra calme et Ariel espère qu'il pourra enfin s'assoupir tranquillement, sans devoir encore écouter les états d'âme de sa demoiselle en détresse. Il sait qu'il se comporte de manière un peu égoïste, mais comme si cela pouvait vraiment l'affecter... Il agit pour lui-même avant tout, les autres viennent toujours après. Treize n'est pas une exception, mais il la traite simplement avec plus de douceur.

Et il est même prêt à faire semblant, à la laisser prendre le dessus dans leur petite chamaillerie. La voilà qui se retrouve désormais au dessus de lui, un rideau rose lui passe devant les yeux et deux yeux pétillants transpercent la pénombre. Si innocente, si fragile, et presque insaisissable. C'est l'image qu'il a d'elle à cet instant. Et il sourit lorsqu'il entend sa réplique.

« La faute à qui d'après toi ? »

Il attend. Il l'observe. Il la laisse faire. Avec cette impression de déjà-vu. Il devine ce qui peut se passer désormais et il laisse ses doigts glisser sur sa peau, ses lèvres se déposaient sur les siennes. Un baiser chaste, tendre, qui ne demande rien en retour. Comme une évidence. Et il ne bouge pas, il la regarde toujours avec attention lorsqu'elle se recule. Et il se sent reconnaissant de l'avoir près de lui. C'est un peu étrange, mais la vie sans Treize, ce serait sûrement bien plus ennuyeux.

« Ca t'a pourtant pas empêché de venir me réveiller tout à l'heure... »

Amusé, il a pourtant du mal à y croire qu'elle va finalement s'endormir. Il la laisse s'installer sans rien dire, l'observant du coin de l'oeil. Il s'attend à ce qu'elle dise quelque chose, fasse quelque chose. Qu'elle se plaigne encore de ne pas pouvoir dormir, qu'elle parle encore de ses craintes. Mais rien. Elle est juste là, près de lui, à tracer à son tour des cercles sur sa peau. Un nouveau baiser vient se déposer sur sa joue. Et il se laisse gentiment bercer par la sérénité de ce moment, par la présence de Treize, et par ce silence qui les entoure.

Et il passe un bras autour de ses épaules pour l'attirer un peu plus contre lui. Il l'enveloppe de sa chaleur et il se perd dans ses mèches de cheveux. Il y respire son odeur, un mélange sucré et rafraîchissant, si particulier à Treize. Et contre sa peau, il perçoit presque les battements de son cœur. Il a l'impression de se retrouver dans une bulle où seuls lui et Treize ont accès. Et les paupières closes, il se demande si elle va vraiment trouver le sommeil.

« Pourquoi j'ai comme un doute sur le fait que tu vas vraiment t'endormir ? »

Juste un souffle. Pour voir. Treize... Morphée t'a-t-il vraiment pris dans ses bras?


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Mer 8 Fév - 13:43

Elle sent ses bras autour d’elle, et elle devient paisible, arrêtant ses caresses pour se serrer contre lui avec un soupir. Elle attend le sommeil, qui prend décidément son temps à la recevoir, mais retient une nouvelle plainte, suivant le conseil très sensé d’Ariel qui stipule que : “Pour s’endormir, il faut fermer les yeux”. Mais il faut aussi se taire.

Alors ce sont ses souvenirs qui lui parlent : elle repense aux événements de ses dernières semaines, qui ne l’inquiètent plus tant que cela, maintenant qu’elle est dans les bras de quelqu’un qui l’apprécie. Ses pensées vont à Harry - la meilleure des meilleures -, Joshua, Wasabi ; aux “tu es stupide”, “tu vas faire les trottoirs dans cette tenue” des premiers jours ; à l’inquiétude et l’amnésie, à ce métier qu’elle n’a pas choisi, aux crises de larmes. Et tandis qu’elle se les remémore, ils ne la troublent plus, car ils ne sont que cela : des souvenirs.

Elle comprend qu’elle s’est endormie quand Ariel la réveille avec une question. Elle se lève un peu brutalement, comme un élève surpris dans son sommeil par un enseignant, puis se rappelle où elle est, avec qui. Oh, je ne sais pas. Peut être parce que tu viens de me réveiller ? Ses mots à l'air de reproche : Mais en fait, elle est presque fière en disant cela. tu as vu ? tu as vu, Ariel ?? j’ai réussi à dormir !! voilà ce qu’elle dit vraiment.



Elle l’avait fait une fois
Elle pourrait bien recommencer


Elle finit par s’allonger une énième fois dans cette longue, longue nuit, avant d’ajouter : On dirait bien - et elle caresse ses cheveux comme une diva, se mordant les lèvres dans sa joie - que tu ne peux plus te passer de moi. Elle retient ses petits “kya” habituels, qui lui échappent dès que quelque chose de vaguement bien lui arrive, et ajoute, un peu plus sérieuse : Je peux m’endormir après toi, si tu as peur d’être seul. Elle dit ça plus pour elle que pour lui, parce qu’elle connaît cette peur. Et tandis qu’elle lâche ses mots, elle est saisie d’une nostalgie inexplicable.

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Jeu 9 Fév - 21:11


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Treize & Ariel


Sa respiration semble régulière, la respiration de quelqu'un qui vient de s'endormir. Mais pourtant, il n'a pas pu s'empêcher de poser cette question, de briser le silence et de savoir si elle s'était réellement assoupie.

Et sa réaction ne se fait pas attendre. Plus violente que ce à quoi il s'attendait. Elle se relève brusquement dans le lit, ce qui fait écarquiller les yeux d'Ariel, étonné par une telle énergie. Elle s'était donc endormie, et il venait de la réveiller. Il ne sait pas s'il doit s'auto-flageller pour avoir fait une telle idiotie. La belle s'était enfin endormie et lui... lui, il en rajoute une couche en troublant son sommeil. Mais lui, qui voulait tant être tranquille, ne sent plus aussi fatigué que tout à l'heure. Et Treize doit assumer d'avoir ainsi perturbé sa nuit.

« Tu dormais vraiment, vraiment ? »

Même s'il a un léger doute, il sait que la voix de la jeune fille résonne trop fièrement pour avoir menti. Elle se comporte sagement comme il lui avait demandé, et c'est lui qui vient mettre à nouveau la pagaille. Mais qu'importe, il est dans sa chambre, il fait ce qu'il veut, selon ses propres désirs. Et s'il décide que Treize ne se rendormira pas tout de suite, alors il l'empêchera d'aller retrouver Morphée... Et il n'a d'ailleurs pas besoin de relancer la conversation pour la tenir éveillée, d'elle-même, elle reprend la parole. Il sourit, il la trouve amusante et attendrissante. "Ne plus se passer d'elle"... C'est n'est pas faux, mais pas tout à fait vrai. C'est Ariel, alors c'est compliqué.

« Et si c'est le cas ? Si je ne peux vraiment plus me passer de toi, tu resterais toujours avec moi ? Même si tu me supportes plus, même si tu en viens à me détester ? »

Ca le faire rire intérieurement de poser de telles questions. Car elle peut lui répondre ce qu'elle veut, ça ne changera rien. Il fera tout pour lui imposer ses propres choix, c'est le revers de la médaille de l'avoir laissé ainsi entrer dans sa vie.

« Je n'ai pas peur d'être seul Treize. J'ai seulement peur de ne pas être le seul... »

La différence est subtile, et sa voix se fait plus basse. Un nouveau sourire se dessine au coin de ses lèvres, tandis qu'il avance sa main vers elle et coince une de ses longues mèches de cheveux derrière son oreille. Il l'observe un instant sans rien dire, ses yeux déshabillent son visage, chacun de ses traits, et il essaie de découvrir ce qui peut se cacher derrière ce jolie minois. Tout ce qu'il ne connaît pas encore...

Et son pouce effleure doucement sa lèvre inférieure. Il ne sait pas vraiment ce qu'il fait, mais ça l'amuse. C'est un jeu dangereux, mais les conséquences ne lui font pas peur. Ca ne lui fait jamais peur, il s'en sort toujours indemne, sans se soucier des autres. Pourtant à cet instant, il veut tout sauf lui faire du mal... Il veut la protéger, l'emprisonner dans ses bras et la préserver. Pauvre Treize... Ne jamais écouter le chant des sirènes. Jamais.


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Jeu 9 Fév - 22:44

C’est marrant.
Malgré tout ce charme qu’elle se trouve, cette beauté qu’elle travaille parce que sa vie en dépend, elle s’attendait à ce qu’il se rit d’elle. “ne plus me passer de toi ? tu exagères”. Ou alors, qu’il ne se prononce pas, laissant la vérité de ses sentiments dans un silence interminable. Mais cette nuit là, il lui offre une sorte de réponse, qui lui suffit plus que toutes les déclarations d’amour larmoyantes et mielleuses. Si on peut nommer “amour” ce qu’il se passe entre eux, qu’elle n’a jamais compris tout à fait. Elle le considère, les yeux profonds et le bout des doigts posés sur ses propres lèvres, la preuve qu’elle fait face à quelque chose qu’elle ne sait pas expliquer.



La situation devient
profonde et
ça la perd un peu


Ça la met mal à l’aise, parce qu’elle se connaît. Ce sont des choses intelligentes, des choses dont on ne parle pas avec les filles qui s’habillent comme elle, qui portent du vernis chère et vain comme elles le sont, et trop de mascara. Alors elle sent sa réponse se former, elle sent les mots lui échapper des lèvres et se renverser dans le silence, et elle pense qu’elle l’aimera toujours un peu, même si elle voit qu’il est plus sombre qu’il ne lui montre. Et elle finit par lâcher : Je ne t'ai jamais supporté de toute façon, je reste seulement parce que tu es beau avec un petit sourire malicieux, capricieux, taquin et pleins de regrets inexplicables.

Il replace une mèche de ses cheveux derrière son oreille, et elle penche un peu la tête pour mieux apprécier son geste, sans le quitter des yeux. Je n'ai pas peur d'être seul Treize. J'ai seulement peur de ne pas être le seul.... La surprise de son visage disparaît aussi vite qu’elle est apparue, et elle enterre toute culpabilité profondément dans cette pensée qu’elle laisse sans cesse à l’abandon.. Elle pense aux hommes à qui elle se donne un peu en échange de confort et de luxe



Un baiser sur les lèvres ou dans le cou
et de quoi payer son loyer,
d’une chance de survie avec le seul atout qu’elle se connaît


Elle détourne les yeux tandis que ses idées s’embrouillent et qu’elle se perd dans le chaos qu’est sa vie. De ces choses qu’elle sait qu’elle regrette mais qu’elle ignore parce que s’y arrêter la fait pleurer. Elle finit par dire, avec un petit rire et sa voix la plus douce et appréciable : Ah, de la jalousie ? Finalement amoureux ?

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Dim 12 Fév - 13:56


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Treize & Ariel


Rester auprès de lui seulement parce qu'il est beau... Venant de Treize, il sait qu'il y a une part de vérité dans sa réponse. Elle, qui joue tant avec l'apparence, comment pourrait-elle s'associer avec quelqu'un qui ne serait pas, disons, présentable ? Alors qu'Ariel, lui, il préfère ne pas s’embarrasser de l'apparence. Ou plutôt que ses critères diffèrent de ceux des autres... Il peut trouver de la beauté chez tout le monde, comme une sorte de magnétisme inexplicable qui l'hypnotise sans raison apparente. Aucune objectivité, juste un sentiment incontrôlable. Et il peut rester de marbre devant la plus belle femme du monde. Alors avec Treize, ils forment une paire atypique, aux visions bien différentes, mais qui finalement se complètent.

« Je me disais bien qu'une fille comme toi ne pouvait pas rester avec quelqu'un comme moi sans une vraie bonne raison. »

Et si Ariel devenait tout à coup tout autre ? Si la laideur s’emparait de son visage ? S'envolerait-elle ? Pour une fois, il n'a aucune certitude sur la réponse. Treize cache encore quelques mystères, le lien qui les unit est-il capable de résister à toutes les épreuves ? Il sait bien que le concernant, il suffit d'un rien pour qu'il s'évapore, alors rien n'interdit à la demoiselle d'agir de la même manière. A la différence qu'Ariel peut difficilement transposer son comportement à celui des autres...

Et c'est alors qu'il lit furtivement, sur son doux visage, des expressions différentes, fuyantes, presque dissimulées. Il vient de dire quelqu'un chose qui l'a fait réagir, qui a touché quelque chose en elle qui ne la laisse pas insensible. Mais quoi exactement ? Qui peut donc bien faire partie de la vie de Treize pour provoquer une telle réaction ? Curiosité avide qui enserre sa poitrine, il veut en savoir plus, il a besoin d'en savoir plus. Et il doit la guider jusqu'à lui pour qu'elle lui révèle tout, dans les moindres détails.

« Amoureux ? Qui sait. Tu t'y connais en amour ? »

Courte pause. Il la sonde, comme s'il était capable de pouvoir tout lire dans ses yeux alors qu'il n'en est rien. Elle peut bien utiliser l'humour pour s'échapper, il est hors de question qu'il le laisse filer.

« Moi pas vraiment. »

Il répond à son rire tout aussi doucement. Cette réponse est plus sincère qu'elle n'y paraît. Il ne sait pas si dans son autre vie il a connu quelque chose qui se rapproche d'un tel sentiment, mais ici, sur cette île, il est presque sûr de pouvoir affirmer qu'il n'a jamais été amoureux. Ou alors son amour est tout simplement quelque chose que personne ne peut réellement comprendre, pas vraiment réel, pas vraiment irréel.

« Mais jaloux... Oui, peut-être. Ca t'embête ? »


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Dim 12 Fév - 22:30

L’amour, c’est un sentiment compliqué qu’elle poursuit sans cesse, dans les bras des uns des autres. Un sentiment compliqué, et dès qu’elle y pense, il lui vient une sorte de nostalgie, comme un souvenir, un moyen de se rappeler. Et quand elle s’en saisit, ce sentiment s’échappe comme de l’eau dans ses mains, et elle recommence, avec l’espoir qu’un jour, elle le tiendra assez fermement pour comprendre sa nostalgie, son déjà vu. Alors à la question d’Ariel, elle se contente d’hausser les épaules, le regard perdu, et d’articuler un j’ai oublié. À force de le répéter, ce triste fait devient la réponse à tous ses problèmes et ses doutes, la possibilité qu’elle savait peut être avant, mais qu’on lui a pris tout ça, comme tant de chose. La possibilité qu’elle n’est pas responsable de sa bêtise, mais que c’est la faute de ce stupide jeu, et ce stupide Numa.

Elle finit par replonger ses yeux dans ceux d’Ariel quand il lui parle de jalousie, bien qu’un peu timidement, une timidité surprenante venant d’elle. Et elle réfléchit encore, du mieux qu’elle le peut, à une réponse adéquate. Ça ne l’embêtait pas elle, parce qu’on lui avait dit une fois que la jalousie était une preuve d’amour. Mais ça l’embêtait pour Ariel, parce qu’être jaloux et proche d’une hôtesse de bar comme elle l’était, c’était la recette parfaite du malheur. Et dans tout son égoïsme, la dernière chose que Treize souhaitait à Ariel, c’était du malheur - pour lui, parce qu’elle l’appréciait, et pour elle, parce que ce serait de sa faute, et que ça donnerait raison à ceux qui lui disaient qu’elle portait malheur.

Elle le considère, et elle pense que ça serait si simple de tout lui dire, pour son vrai travail. Tout ce qu’il sait, c’est qu’elle travaille dans un bar, et elle se demande encore comment il a fait pour ne pas découvrir la vérité, avec Piper comme amie. La chance est de son côté à elle, comme toujours. Pourtant, c’est une culpabilité ridicule. Ils ne sont pas ensembles. Ils ne s’aiment pas vraiment. Il suffirait à Ariel de croiser une femme juste un peu mieux qu’elle pour qu’ils arrêtent de partager leur lit comme ça. Mais son avis lui demeure important, et quand elle est face à lui, Treize a l’impression d’être face à sa conscience, et à ses choix.

Elle comprend qu’elle a hésité trop longtemps, avec sa réponse, et elle se reprend comme elle peut, jouant avec ses cheveux tandis qu’elle délibère. Je ne sais pas. Tu ne m’as jamais montré ta jalousie. Treize était beaucoup moins discrète à ce sujet, mais elle ne fréquentait pas assez Ariel, en dehors de l’appartement, pour connaître et subir l’étendue de son succès avec la gente féminine.

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Lun 13 Fév - 18:26


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Treize & Ariel


La réponse à l'amour réside très certainement dans leurs mémoires effacées. Ni Treize, ni lui, ne connaissent les contours de ce sentiment. Et pourtant, peut-être que dans leur vie antérieure, ils ont connu cette sensation de chaleur qui est censée envahir la poitrine à chaque que l'on pense à l'être aimé. A moins que ça soit plus que cela? Ariel ne sait pas trop, et finalement, il se fiche de savoir. Quand il regarde autour de lui, il a comme cette impression qu'un tel sentiment apporte plus de douleurs que de réconfort. Alors il se satisfait amplement de ce qu'il a. Pouvoir se fondre dans les bras de Treize quand le cœur lui en dit, se laisser séduire par une charmante rencontre, passer la nuit dans le lit d'un ou d'une inconnue. Et tant pis pour tous ses souvenirs perdus, ils n'en valaient sûrement pas la peine.

Dans un silence paisible, il la laisse plonger son regard dans le sien, il essaye d'y décerner ce qu'elle veut dire, et les vérités trop dures à avouer. Treize est-elle en train de s'envoler ? Quelque chose lui échappe, il le sent bien, et il n'aime pas ça. Il n'aime pas quand il ne contrôle pas absolument tout, et là, il se rend bien compte qu'il n'a pas toutes les cartes en main. Treize a enfoui quelque chose en elle et il est hors de question qu'elle lui cache cela indéfiniment.

Et ce silence devenu pesant se brise enfin. Une réponse trop légère, peu significative, qui n'apporte rien. Une réponse qui en dissimule une autre. Et ce ne sont pas ses cheveux balancés en arrière dans un geste parfaitement contrôlé qui va suffisamment le distraire. Il tient quelque chose, il ne le lâchera pas de sitôt. Peut-être que ce n'est pas cette nuit que Treize dévoilera cette face inconnue mais ce ne sera qu'une question de temps avant qu'Ariel ait le fin de mot de l'histoire...

« La jalousie ça ne se montre pas forcément. Il suffit d'un peu de contrôle de soi, et d'agir avec intelligence. »

Et c'est là un de ses meilleurs atouts : savoir garder la face, ne rien montrer, ou au contraire, montrer l'opposé de ce qu'il ressent. Un jeu d'apparence dans lequel il est devenu maître.

« Et jusqu'à présent tu ne m'as jamais donné de véritables raisons de me montrer jaloux... Mais si ça arrive, tu aimerais que je te le montre ? Il suffit de demander tu sais. »

Il sourit amusé. Et elle alors ? Pourrait-elle se sentir jalouse de ses relations avec les autres ? Il sait qu'il est un peu atypique dans sa vision des choses, qu'il n'a encore jamais rencontré quelqu'un d'aussi possessif que lui, mais il ignore si Treize est capable de ressentir ce genre de sentiments envahissants. Il s'étire un peu et se tourne légèrement pour se retrouver sur le dos, les yeux rivés vers le plafond, pensif, son sourire toujours pendu au coin des lèvres.

« Moi en tout cas, ça me serait égal que tu sois jalouse. »

Pire, ça ne l'affecterait pas une seule seconde. Il n'en tiendrait pas compte et continuerait d'agir à sa guise, comme il l'a toujours fait.


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Dim 19 Fév - 22:41

Sa jalousie à elle était capricieuse et hystérique : elle débordait. Quand on la mettait face à ses sentiments, Treize perdait toute considération stratégique et, qu’Ariel puisse se les permettre lui donner presque à croire qu’il n’avait jamais vécu la vraie jalousie, incontrôlable, parce qu’elle était plutôt synonyme d’une peur de l’abandon terrible, plutôt qu’un quelconque sentiment amoureux.

Elle se rappelle sa question, et fixe le plafond, comme s’il détenait la réponse parfaite. De tout évidence, ce n’est pas le cas, et elle finit par murmurer, un peu perdu, comme elle l’était toujours : Je ne sais pas. Mieux valait avouer sa bêtise, surtout quand on portait un nom comme le sien. Plutôt qu’à une profonde réflexion, ses pensées allaient plutôt à la partie “raison d’être jaloux” de sa phrase, inquiétante vu le secret de son métier. Alors elle ajoute doucement, sans vraiment d’assurance Je... ne pense pas. Comme si cette simple demande changerait sa réaction, une fois qu’elle lui avouerait le job qu’on lui a donné. Si elle arrivait à le lui avouer, un jour.

Puis arrive le reste de ses mots, et elle grimace. Elle se tourne vivement vers lui, sa cascade de cheveux roses suivant son mouvement, avec une moue boudeuse. Ce n’est pas très gentil, ça. Elle se renfrogne, devient hautaine, et joue le jeu de la provocation. Hmph. Je savais bien que tu ne me méritais pas. Elle passe une main royale dans ses cheveux, guettant une réaction sur ses traits tandis qu’elle se redresse de son lit, feignant d’être prête à partir.

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Mar 21 Fév - 18:57


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Treize & Ariel


Elle est…hésitante. Peu sûre d’elle. Les mots ne viennent pas naturellement, ou alors ils restent coincés au fond de sa gorge. Mais il y a quelque chose de dissimulé derrière ces "je ne sais pas". Ariel le sait, Ariel le sent. Ca l’agace un peu d’être laissé ainsi dans l’ignorance. Le prend-elle pour un idiot ? Peut-être, et si tel est le cas, il lui fera regretter d’avoir voulu se jouer ainsi de lui.

« Tant mieux alors. »

Il se fend d’un sourire satisfait. Mais il ne l’est. Il ne l’est tellement pas… S’il avait pu, il lui aurait forcé à cracher le morceau. Quitte à se montrer plus radical. Eventrer sa satanée peluche ou la pousser hors du lit. De telles idées lui traversent l’esprit mais elles n’apporteraient rien de bon. Et en parlant de quitter le lit, la voilà qui s’offusque… Qui joue l’effarouchée. La princesse est vexée et s’en amuse. Ses cheveux se balancent une nouvelle fois dans une vague rose. Il la regarde faire du coin de l’œil. Et s’il l’a laissée partir ? S’il l’a laissée retourner seule dans sa chambre ? La prendre à son propre jeu…

« Ou peut-être que c’est toi qui ne me mérite pas ? »

A son tour d’essayer de la provoquer, un sourire malicieux au coin des lèvres. Ses yeux se fixent dans les siens, attendant sa prochaine réaction. Il laisse passer un silence, sans ciller. Prendrait-elle le risque de partir et de se retrouver de nouveau face à ses sordides pensées ? Il en doute. Mais Treize reste imprévisible. Ses airs d’enfant gâtée en font une jeune fille impulsive. Et leur étrange relation n’arrange rien. Et Ariel, il aimerait jouer avec ce côté spontanée pour qu’elle en révèle d’avantage sur les secrets qu’elle lui cache.

Il se redresse alors à son tour, accoudé sur le lit. Il penche son visage sur le côté, l’observant toujours aussi lourdement. Puis il hausse les épaules l’air résigné.

« Et puis après tout, tu n’as qu’à me donner des raisons de me montrer gentil. »

Il se penche un peu, avance une main vers elle, glisse lentement ses doigts sur une de ses longues mèches de cheveux. C’est doux, c’est soyeux. Etrangement, il ne pourrait pas imaginer Treize sans cette chevelure rose… Il suffirait que cette couleur se métamorphose, qu’elle se ternisse, pour que son intérêt pour la demoiselle finisse par s’évaporer. Un détail. Un détail qui compte plus qu’il n’y paraît. Et il s’adoucit alors, laissant s’échapper ses cheveux de ses doigts pour aller attraper sa main et la tirer doucement vers lui. Et ainsi l’empêcher, soi-disant, de retourner dans sa chambre.


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Mer 22 Fév - 0:01

Si elle jouait l’offense plus tôt, elle s’offusque réellement de la réponse d’Ariel, et place une main dramatique sur sa poitrine pour le lui prouver. Il y a son orgueil qui lui dit que - pfff, comment ça elle ne le mérite pas, elle est parfaite -, et sa culpabilité qui sait, et qui reste là, avec ce sentiment de faire quelque chose de mal, à considérer la situation. Sa nature froussarde s’alarme et lui dit que c’est bien trop de sous-entendus en une soirée, qu’il sait, qu’il doit forcément savoir. Puis elle nie tout en bloc, préférant ignorer cette possibilité, et continuer son petit jeu. Je suis très méritante, merci beaucoup. Cette fois, elle croise les bras et détourne le regard, outrée.

La suite de ses mots manque de la faire taper du pied pour marquer son mécontentement : Et toi, tu n’as qu’à me donner des raisons d’être gentille pour que tu sois gentil, HMPH ! Une phrase si longue qu’elle s’y perd un peu vers la fin, mais elle finit par être dite. Sa colère qui n’est plus si prétendue que ça se calme quand il passe une main dans ses cheveux.

Quand il l’attire doucement vers lui, il lui arrache presque un sourire, et elle ouvre la bouche pour demander “tu penses que j’ai fait quelque chose de mal ?”. Ce qui lui reste de sagesse en elle tait cette pensée avant qu’elle ne passe la barrière de ses lèvres, comprenant au dernier instant que dire une chose pareille, c’est s’attirer la question “Je ne sais pas, tu as fait quelque chose ?”. Une catastrophe sans précèdent puisqu’elle avouerait tout, il la détesterait, la jetterait à la rue, et elle mourrait dans de tragiques circonstances, sous la pluie et dans le froid.

Une crise évitée de peu. Il va falloir que je lui dise, tôt ou tard, elle pense, parce qu’il vaut mieux qu’il ne le découvre pas de lui-même. Elle cherche le courage d’articuler un aveu, posant les yeux au sol comme si elle le trouverait là, et finit par murmurer, pas sûre d’elle : Peut être que tu devrais t’asseoir...? Elle réalise au bout de quelques secondes qu’il est allongé, alors elle se corrige : Peut être que je devrais m’asseoir.

Elle réalise après ce conseil que voilà, elle l’a passé, le point de non-retour de l’aveu. S’il s’arrêtait là, elle était certaine de s’attirer les foudres d’Ariel, et surtout, son harcèlement continuel et éternel jusqu’au lendemain, du lendemain, du lendemain, et cela jusqu’à une infini de lendemains. Allez Treize, tu peux le faire, elle pense d’une voix motivée, prenant place doucement au côté d’Ariel.

Une fois assise, elle se dit stupide stupide stupide tu viens de prendre la pire décision de ta vie. En fait, peut être pas : elle était certaine que sa vie d’avant était remplie de pires décisions que celle-ci, mais mieux valait ne pas y penser. En fait Ariel, c’est que... Elle tient ses propres mains, joue avec ses bagues (et remarque seulement maintenant qu’elle a oublié de les retirer pour dormir), et ses pieds piétinent le sol avec hésitation.

Elle réalise que si elle lui avouera un jour ce qu’elle fait le soir, ce n’est certainement cette nuit là. Elle envisage de lâcher un “ahah, t’y as cru allez bye” mais même quelqu’un comme elle peut réaliser le manque de crédibilité de cette réplique. Il lui faut quelque de gros, assez pour conclure toute cette hésitation avec satisfaction. Je suis... Enceinte ? Non, il fallait qu’elle se sorte de là, pas qu’elle plonge la tête la première dans les abysses des problèmes. Oh mon dieu Treize tu as hésité trop longtemps dis quelque chose n’importe quoi. Amoureuse...?

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Jeu 23 Fév - 17:10


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Treize & Ariel


Ses émotions changent au gré des paroles d’Ariel. Outrée. En colère. Elle riposte, proteste, elle est mécontente et elle le montre. Mais lui, ça ne fait que l’amuser encore plus. En plus, elle est si jolie avec cet air renfrogné dessiné sur son visage de poupée. Il n’arrive même pas à la trouver crédible, à être inquiété par ses réactions exagérées. Car ça n’est que passager. Il lui suffit de glisser ses doigts dans ses cheveux pour la voir se changer à nouveau. Elle s’apaise aussi rapidement qu’elle s’est énervée. Ca pourrait presque en être déroutant. Mais après tout, c’est lui le responsable à cet instant de ces étranges sautes d’humeur, c’est lui qui cherche à la déstabiliser, à la faire vaciller. Alors il est très loin de s’en inquiéter, au contraire, il est même prêt à continuer ce petit jeu malsain.

Il garde donc le silence, dans un sourire satisfait qui porte certainement à confusion. Mais il s’en fiche, là, il ne se préoccupe que de Treize qui accepte son invitation et s’avance doucement vers lui. Il la laisse l’embrasser, lui laissant l’initiative des secondes qui suivent. Et il ne s'attend pas à ce qu'elle lui reprenne aussi rapidement un air si sérieux après avoir mis fin à leur baiser. Son visage est fermé, presque apeuré. Elle hésite à nouveau et Ariel ne sait plus trop quoi en penser. A quoi songe-t-elle ? Pourquoi elle semble si perdue ?

Il fronce légèrement les sourcils, lorsqu'elle bute sur sa question. Ses mots n'ont aucun sens aux oreilles d'Ariel. S'asseoir ? Il l'est déjà. Mais pourquoi ? Qu'y a-t-il de si sérieux ? Pourquoi ne trouve-t-elle pas ses mots ? Il ne sait pas s'il doit s'inquiéter mais il sait que ce qui va se passer est important. Alors il se tait. Il attend. Il se redresse pour s'adosser sur la tête du lit. Et croise les bras.

Ses yeux sont fixés sur elle et il observe attentivement ses lèvres qui s'ouvrent à nouveau pour laisser passer quelques mots. Mais rien d'intéressant ne vient. Elle ne se lance toujours pas et il sent que la patience commence à lui faire défaut. Alors il pose une main sur les siennes, pour la rassurer, il resserre un peu ses doigts, pour l'inviter à continuer.

« Oui Treize... »

Ce n'est qu'un murmure, il ne veut rien ajouter de trop. Et il ne veut surtout pas être trop brusque, la faire changer d'avis et qu'elle se referme, ne dise plus rien.

Et la sentence tombe.

Il se répète les mots qu'elle vient de dire. Elle est amoureuse. Treize est amoureuse. Ca n'a aucun sens. Ca ne veut rien dire. Absolument rien dire. Tout est contradictoire. Elle ment. C'est la seule vérité là-dedans. Treize est en train de lui mentir.

« Amoureuse ? »

Ses yeux se plissent légèrement. Et il recroise ses bras, lâche un léger soupir.

« Ok. Très bien. Tu es amoureuse... Et de qui donc? »

Elle doit bien sentir qu'il a des doutes, des gros doutes, sur ce qu'elle vient de dire. Mais si elle veut lui mentir, très bien, mais qu'elle aille jusqu'au bout de son mensonge. Ce qu'elle regrettera très probablement.


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Jeu 23 Fév - 21:49

Elle réalise la seconde d’après qu’être enceinte était peut être un meilleur mensonge
Parce que quand Ariel lui demande qui est l’heureux élu de son cœur, elle fait ce qu’elle s’était jurée de ne jamais faire, ô combien grande la tentation serait. Son regard se vide de toute gêne, peur, colère, et dérive lentement vers un coin de sa chambre, pour se poser sur une caméra, qu’elle fixe avec insistance. Puis elle le regarde, lui, et demande avec un trop plein de sincérité dans sa voix qui l’inquiète De qui ? Ariel, c’est la question la plus stupide qu’on m’ait posé de toute la semaine !

Elle prend un coussin qu’elle jette sans délicatesse dans sa figure, et se lève sans savoir pourquoi, avec une certitude en elle qu’elle ignore, aveugle. Qui veux-tu que ce soit ? Je ne te le dirais pas, si c'était un autre garçon. Elle croise les bras, et son instinct lui dit de partir, qu’elle en a assez fait pour une nuit, une vie. Et il y a cette certitude, dans un coin de son cœur, qui guette. Elle soupire et ajoute Tu ne me crois même pas. et elle sait, dans le soupir de sa voix, toute sa fatigue quand elle prononce cette vérité, qu’il y a quelque chose qui l’a touché, alarmée au delà de toute prétention.

Elle ignore, et ignore, puis réalise en le regardant droit dans les yeux, en constatant l’absence de la moindre culpabilité, désormais : Elle n’a, dans les faits, pas menti. Cette pensée l’effraie au delà de tout sentiment, au delà de son réveil dans ce monde médiatique, au delà de son amnésie, au delà de cette chose qu’elle a oublié. Oh Treize, elle s’implore avec pitié, tu n’aurais pas pu mieux choisir ? Elle serre les poings et se décide à partir, pour pouvoir mieux ramasser ses pensées comme du verre brisé et les réunir dans un état de cohérence. Tu ne me mérites décidément pas. Je vais dormir toute seule, cette nuit. Toute seule avec elle-même, sa peluche, et une bouteille de vodka.

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Ven 24 Fév - 23:59


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Treize & Ariel


Il a à peine le temps de lever les sourcils lorsqu'il entend sa réponse. "La question la plus stupide". Soit. Mais à quoi elle s'attend en lui déclarant pareille ineptie? Selon lui, c'était la meilleure chose à lui rétorquer, ce qui semblait logique. Mais Treize ne le voit pas du même œil, et elle est bien décidée à lui faire comprendre. Par un simple geste tout à fait sans conséquence. Juste grâce à l'oreiller qui s'écrase sur sa figure. Apparemment, la demoiselle a trouvé un allié de taille dans la literie. Et Ariel ne bouge à peine, ne tente pas de l'esquiver et ne s'en offusque pas. Il commence à comprendre Treize et ses réactions. Il l'a vexé. C'est cela n'est-ce pas ? Sans vraiment le vouloir. Mais au moins, il a réussi à provoquer une réaction, et c'était tout à fait ce qu'il cherchait.

« Pardon, mais c'est la question qui me semblait la plus intelligente à poser. »

Il croise les bras. Il la regarde à nouveau debout au milieu de sa chambre. Il ne se gêne pas pour la scruter. Et il se demande bien ce qu'elle va pouvoir faire à présent. A force, finira-t-elle réellement pas retourner dans sa chambre ? Après tout, il serait peut-être temps qu'il finisse par trouver le sommeil...

« En effet Treize, j'ai un peu de mal à te croire. Et puis, rappelle toi, tu as oublié. »

Il reprend les propres mots qu'elle a utilisé plus tôt pour les retourner contre elle. Pour lui signifier à quel point il trouve ça totalement dénué de sens. Il a tout de même un léger doute qui le travaille. Et s'il y avait une part de vérité dans tout ça ? Treize amoureuse de lui ? Impossible. Il n'y croit pas, et il ne veut pas y croire. Ca changerait trop de choses. Et il n'aime pas ça. Il a presque envie de lui faire retirer ses mots.

Et finalement, elle s'approche de la porte de sa chambre. Elle va partir. Elle veut partir ? Ariel se demande bien s'il doit faire quelque chose, la retenir. Il ne sait plus, tout ça est trop vague et il n'arrive plus à suivre Treize dans ses mensonges, dans ses vérités. Et son regard se fait plus dur. Ses sourcils se froncent lorsqu'elle déclare vouloir dormir toute seule. Une vraie enfant gâtée... Et il soupire.

« Sûrement. Mais tu t'es jamais dit que les gens "méritants" ne se trouvaient certainement pas dans un endroit pareil... »

Avec de telles paroles, il sait qu'il peut la faire replonger dans de trop grandes interrogations. Sur les raisons qui l'ont amenée à se retrouver ici. Sur sa vie d'avant. Et il n'a aucun remord à la pousser dans cette dangereuse direction. Elle lui cache quelque chose, elle n'a plus qu'à en assumer les conséquences. Qui sème le vent récolte la tempête... Et qu'importe si Ariel en révèle un peu trop sur qui il est vraiment, il est peut-être temps pour Treize de réaliser que tout ceci est bien plus complexe qu'il n'y paraît.


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Sam 25 Fév - 4:27

Ces choses qu’elle dit
Si on les retourne contre elle, alors elle les ignore. Et toute l’intelligence, toute l’éloquence du monde entier ne savent rivaliser avec son ignorance, cette volonté d’aveuglement continuel et implacable qu’elle tient en elle. Quand on lui cloue le bec, c’est qu’elle choisit de se taire, et ses sentiments ne craignent pas les attaques du monde quand elle s’entête de cette façon. Mais Ariel la fait réfléchir avec sa dernière question, le pourquoi, le comment, le



fin mot de l’histoire


Elle pense à son secret, cette peur de la scène, et se rassure. Avoir peur n’est pas un crime. Elle regarde ses mains et n’y voit pas de sang : mais elle réalise qu’elles sont usées, travailleuses : il lui manque les mains infatiguées d’une princesse pour être vraiment la personne qu'elle pensait être. Alors elle se demande pourquoi, et attends une réponse qui ne vient pas. Et d’autres questions suivent, qui rencontrent encore ce silence : est-ce qu’elle a fait quelque chose pour arriver ici ? est-ce qu’elle est une si mauvaise personne que cela, pour qu'on l’ait mise sous des caméras continuelles, sous des projecteurs qu’elle supporte mal ?

Puis il y a une contradiction dans la pensée d’Ariel, et elle finit par lever les yeux avec un sourire un peu fatiguée. Elle remarque que sa peluche n’a pas quitté les côtés du garçon, et pense qu’elle n’a pas le courage d’aller la chercher, qu’elle veut juste partir. Tout ce qu’elle se met à espérer, c’est que le lendemain, si elle n’a pas oublié avec l’alcool et qu’elle ose malgré tout revenir, celle-ci sera encore entière.



Sous la colère il y a
beaucoup de choses qui arrivent


Mais elle a oublié qui le lui a prouvé.
Elle finit par plonger son regard dans celui d’Ariel avec un peu d’hésitation, ne sachant pas si elle essaie de s’attirer sa pitié ou de le défier avec ces yeux qu’elle lui fait, et, jouant avec ses bagues sans certitude, elle finit par lâcher : Mais tu es là, toi. Elle part sans claquer la porte.

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Lun 6 Mar - 11:02


The tiniest lifeboat


Treize & Ariel


Ce silence qui a envahi la pièce veut tant dire, et en même temps, certaines questions restent en suspens. Mais il est sûrement plus raisonnable qu’elles restent sans réponse. Il n’en veut pas à Treize de s’être levée, il ne lui en veut pas de vouloir partir. Elle a raison. Elle doit s’éloigner, c’est certainement mieux pour elle. Mais demain, quand la nuit sera passée, est-ce que quelque chose aura changé ? Ariel en doute. Il est si facile d’effacer d’un revers de la main certains souvenirs, de fixer ses pensées sur autre chose et occulter ce qui fait peur. Mais il sait qu’il n’oubliera pas une chose, Treize garde en elle quelque chose de lourd, quelque chose qu’elle traîne derrière elle, quelque chose qu’elle n’ose pas lui avouer.

Il sait que ce soir, il a en quelque sort perdu la bataille. Treize va retourner dans sa chambre avec ce mystère qui l’entoure. Cela ne l’empêchera pas de trouver le sommeil. Et quand le lendemain sera venu et qu’il croisera à nouveau son regard, il sera pris de cette envie irrésistible de savoir et de tout faire pour qu’elle craque. Quitte à la blesser. Elle semble déjà d’ailleurs un peu écorchée, là, à attendre, les yeux rivés sur lui, les doigts qui se cherchent et se perdent dans ses bagues. Etil ne comprend pas tout à fait ce qui est en train de se passer.

"Mais tu es là toi". Oui il est là. Pourquoi ? Il y a certainement une multitude de choix et de faits qui l’ont guidée jusqu’ici mais il est persuadé qu’il ne peut y avoir une bonne raison derrière tout ça. Treize n’est juste pas encore capable de voir à travers la façade. Et la porte se referme derrière elle. Ariel se retrouve à nouveau seul dans le noir. Non, pas tout à fait seul… Le corbeau est toujours là. Il le dévisage un instant et le pousse pour le faire tomber par terre. Si elle n’est pas là, hors de question qu’il ait à supporter l’oiseau.

Il hésite pendant un court instant. Se lever, la rejoindre, ne plus poser de questions, et juste dormir à ses côtés. Mais non. Pas ce soir. C’est trop tard. Alors il se retourne, s’enfonce dans son lit et se laisser bercer par la pluie qui tombe toujours dehors. Demain est un autre jour. Demain rien aura changé, et tout sera différent.


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